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Phobies
&
peurs spécifiques

Quand l’alarme se déclenche trop facilement

Imaginez une alarme qui aurait appris qu’un signal précis signifie : danger. Dès qu’elle reconnaît ce signal, elle se déclenche. Elle ne prend pas le temps de se demander si, cette fois-ci, le danger est réellement présent : son rôle est justement de réagir rapidement.

Une phobie peut fonctionner de manière assez similaire. Une araignée, une aiguille, un avion, un ascenseur ou une autre situation devient un signal auquel votre système réagit avec une intensité importante. Le problème n’est pas que votre système de protection ne fonctionne pas. C’est qu’il déclenche une réponse d’alarme dans une situation où vous aimeriez pouvoir réagir autrement.

Et parfois, la peur ne concerne progressivement plus seulement la situation elle-même. On commence également à redouter ce que l’on pourrait ressentir : le cœur qui s’emballe, les jambes qui tremblent, l’impression de perdre le contrôle… la peur d’avoir peur peut alors prendre elle aussi de la place.

Pourquoi éviter soulage… mais peut entretenir la peur.

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Lorsqu’une situation provoque une peur intense, l’éviter est une réaction parfaitement compréhensible. Et surtout, cela fonctionne immédiatement : vous évitez l’ascenseur, prenez les escaliers et la tension redescend. Vous renoncez au vol et vous ressentez du soulagement.

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Le problème est qu’en évitant systématiquement la situation, notre cerveau a moins d’occasions d’apprendre qu’il est possible de la traverser autrement. L’évitement peut alors contribuer, malgré nous, à maintenir l’association entre cette situation et le danger.

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Progressivement, certaines personnes organisent même une partie de leur quotidien autour de leur peur : vérifier s’il y aura un ascenseur, refuser certains voyages, éviter certains endroits ou anticiper longtemps une situation à venir. La peur ne concerne alors plus seulement quelques minutes : elle commence à prendre de la place avant, pendant et parfois après la situation.

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Quand une peur commence à limiter votre quotidien

Prendre l’avion, conduire, voir une araignée, entrer dans un ascenseur, recevoir une prise de sang… Nous avons tous des peurs et, la plupart du temps, elles ont une fonction utile : elles nous permettent d’identifier un danger et d’adapter notre comportement.

Mais parfois, la réaction devient beaucoup plus importante que le danger réel. Vous savez peut-être parfaitement que la situation est sans danger ou que le risque est très faible, et pourtant votre corps réagit autrement : le cœur s’accélère, la respiration change, les muscles se tendent et une envie très forte de fuir ou d’éviter la situation peut apparaître.

Vous aimeriez réussir à faire certaines choses, mais votre peur décide parfois à votre place.

Si plusieurs de ces situations vous parlent, vous êtes probablement au bon endroit.

Quand savoir que « ce n’est pas dangereux » ne suffit pas

C’est souvent ce qui rend les phobies si déroutantes : vous pouvez savoir rationnellement que vous ne risquez presque rien et ressentir malgré tout une peur extrêmement intense.

Ce n’est pas nécessairement un manque de volonté ou de raisonnement. La peur est avant tout un système de protection. Lorsqu’un danger est détecté, notre organisme se prépare rapidement à réagir. Cette capacité est indispensable lorsqu’il faut réellement se protéger.

Mais notre cerveau apprend également à reconnaître ce qu’il doit considérer comme dangereux. Certaines associations peuvent se construire à partir d’une expérience, progressivement au fil du temps ou parfois même sans que l’on puisse identifier clairement leur origine.

Une fois l’association installée, la réaction peut devenir très rapide et automatique, même lorsque vous savez consciemment que la situation n’est pas réellement dangereuse.

Comment puis-je vous accompagner ?

L’objectif n’est pas de supprimer toutes vos peurs. Elles font partie de notre fonctionnement et participent à notre sécurité. Il s’agit plutôt de comprendre quelle place cette peur occupe aujourd’hui dans votre vie et quelle place vous souhaiteriez qu’elle ait.

Et c’est un point important : c’est vous qui définissez l’objectif. Si vous avez peur des araignées, vous n’avez pas besoin de vouloir en prendre une dans vos mains. Peut-être souhaitez-vous simplement pouvoir rester dans une pièce lorsqu’il y en a une, plutôt que de devoir immédiatement partir. Si vous avez peur de l’avion, votre objectif peut être de réussir à prendre un vol lorsque vous en avez besoin, pas nécessairement d’adorer voyager.

Nous partons donc de votre peur, de la manière dont elle se manifeste, des situations qui la déclenchent, de ce que vous faites aujourd’hui pour y faire face et surtout de ce que vous aimeriez pouvoir vivre différemment. L’accompagnement se construit ensuite autour de cet objectif et de votre manière de fonctionner.

Il ne s’agit pas de ne plus jamais avoir peur. Il s’agit de retrouver davantage de liberté de choisir, sans que la peur décide systématiquement à votre place.

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