
Peurs & anxiété
Quand une peur commence à limiter son quotidien
Avoir peur fait partie du développement. Les peurs évoluent avec l’âge, les expériences et ce que l’enfant ou l’adolescent découvre du monde. Certaines apparaissent pendant un temps puis disparaissent naturellement.
Mais parfois, une peur ou une inquiétude commence à prendre davantage de place. Votre enfant pose beaucoup de questions, cherche souvent à être rassuré, évite certaines situations ou pense longtemps à l’avance à ce qui pourrait arriver.
Chez les plus jeunes, cela peut concerner la séparation, le sommeil, certains animaux, l’école, une situation particulière ou la peur qu’il arrive quelque chose à leurs proches. Chez les adolescents, les inquiétudes peuvent davantage concerner le regard des autres, les relations sociales, l’école, l’avenir ou certaines situations dans lesquelles ils craignent de ne pas savoir comment réagir.
Vous avez peut-être déjà essayé de le rassurer : « Il n’y a aucune raison d’avoir peur. » Et vous voyez bien qu’il peut parfaitement comprendre ce que vous lui dites… sans que cela suffise forcément à faire redescendre ce qu’il ressent.
Comprendre qu’il n’y a pas de danger ne suffit pas toujours
Un enfant peut savoir qu’un chien est gentil et rester figé lorsqu’il s’approche. Il peut savoir que son parent reviendra après l’école et ressentir malgré tout une boule dans le ventre au moment de la séparation. Un adolescent peut savoir que les autres ne passent probablement pas leur temps à le juger et pourtant se sentir extrêmement mal à l’idée de prendre la parole ou d’entrer seul dans un groupe.
Parce que la peur ne se manifeste pas uniquement dans les pensées. Le cœur peut accélérer, le ventre se serrer, la respiration changer, le corps se tendre et l’envie de partir devenir très forte.
Et parfois, la peur commence bien avant la situation elle-même. L’enfant imagine ce qui pourrait arriver, pose de nombreuses questions ou cherche à s'assurer que tout se passera bien.
Il ne réagit alors pas seulement à ce qui est en train de se passer, mais aussi à ce qu’il imagine ou anticipe.
Quand être rassuré ne rassure plus très longtemps
Lorsqu’un enfant s’inquiète, notre premier réflexe de parent est souvent de répondre à ses questions.
« Tu es sûr que tu viendras me chercher ? »
« Oui. »
« Tu es sûr qu’il ne va rien arriver ? »
« Oui. »
Et sur le moment, cela peut réellement l’apaiser.
Mais lorsque la même question revient quelques minutes ou quelques heures plus tard, puis le lendemain, on peut avoir l’impression que la réponse ne reste jamais très longtemps.
L’enfant ne cherche pas nécessairement une meilleure explication. Il cherche parfois à faire redescendre l’incertitude qu’il ressent à cet instant.
Cela ne signifie évidemment pas qu’il ne faut plus rassurer son enfant. Mais lorsque le besoin d’être rassuré devient très fréquent, l’enjeu peut aussi être de l’aider progressivement à développer ses propres repères face à ce qu’il ne peut pas toujours prévoir ou contrôler.
Quand éviter soulage… mais peut aussi laisser davantage de place à la peur
Lorsqu’une situation fait peur, l’éviter apporte souvent un soulagement immédiat. Et pour un parent, permettre cet évitement peut également sembler être la manière la plus douce de protéger son enfant.
Parfois, c’est effectivement ce dont il a besoin à ce moment-là.
Mais lorsque l’évitement devient systématique, son quotidien peut progressivement commencer à s’organiser autour de la peur : ne plus vouloir dormir seul, refuser certaines activités, ne pas aller chez un copain, éviter de parler devant la classe ou renoncer à quelque chose qu’il aurait pourtant envie de faire.
L’objectif n’est pas de pousser un enfant à affronter une peur coûte que coûte.
Il s’agit plutôt de l’aider à retrouver suffisamment de possibilités pour que cette peur ne réduise pas progressivement son monde.
Comment puis-je accompagner votre enfant ou votre adolescent ?
Nous commencerons par comprendre ce qui lui fait peur, mais surtout comment lui vit cette peur : ce qu’il imagine, ce qu’il ressent dans son corps, les situations qu’il évite, ce qu’il fait pour se rassurer et ce qu’il aimerait pouvoir vivre différemment.
Avec un enfant, cela ne passe pas nécessairement par de longues discussions. Certains racontent facilement ce qu’ils vivent. D’autres s’expriment beaucoup mieux à travers un jeu, une histoire, un dessin, une métaphore ou leur imagination. Avec un adolescent, la manière de travailler sera naturellement différente et adaptée à son âge, à ses préoccupations et à ce qu’il souhaite lui-même faire évoluer.
L’hypnose peut alors faire partie de l’accompagnement pour expérimenter autrement certaines sensations, certaines représentations ou certaines situations et permettre à l’enfant ou à l’adolescent de mobiliser ses propres ressources.
L’objectif n’est pas qu’il n’ait plus jamais peur. C’est qu’il puisse progressivement faire davantage de choses qui comptent pour lui sans que la peur décide systématiquement à sa place.
Envie d’en parler ?
Ce que vous venez de lire fait écho à ce que traverse votre enfant ? Si vous souhaitez savoir si un accompagnement pourrait lui convenir, vous pouvez me contacter directement ou prendre rendez-vous.
Un premier temps pour comprendre ce qu’il souhaite voir évoluer.
1 h 30 min
140 francs suissesUne séance adaptée à son âge, à son rythme et à ce qu’il traverse aujourd’hui.
1 h
80 francs suisses
